10 idées reçues sur l’industrie cimentière

Finissez en ici avec les idées reçues sur le ciment et son industrie, soyez constructif et lisez ce qui suit !

1. Qu’est-ce que le ciment et à quoi sert-il ?

Le ciment est un liant hydraulique en poudre composé essentiellement de 80 % de roche calcaire et 20 % d’argile. D’autres matériaux secondaires peuvent être ajoutés. Au contact de l’eau, le ciment permet d’agréger les composants et devient résistant. Selon sa composition, le ciment peut avoir des propriétés différentes pour de multiples usages. Il ne s’utilise pas seul, c’est un des ingrédients essentiels du béton.

80 %
de roche calcaire
20 %
d'argile

2. Qui a inventé le ciment et comment ?

Du Néolithique à aujourd’hui, le ciment a connu de nombreuses recettes. Ce n’est qu’en 1818 que Louis Vicat, alors ingénieur des Ponts et Chaussées, formula précisément la recette du ciment moderne en identifiant le phénomène chimique d’hydraulicité, c’est-à-dire la capacité à durcir dans l’eau. En travaillant à la réalisation du pont de Souillac, sur la Dordogne, Louis Vicat définit précisément pour la première fois les composants et leurs proportions qui permettent de rendre résistantes les piles immergées du pont.

3. Comment est-il fabriqué ?

La fabrication du ciment en France se fait généralement par voie sèche et se décompose en 8 grandes étapes :

  1. Après leur extraction des carrières, la roche et l’argile sont concassées puis stockées en couches successives pour la préhomogénéisation.
  2. Puis, leur broyage forme une poudre de grains inférieurs à 160 microns appelée farine ou cru.
  3. Après une nouvelle homogénéisation, le cru est asséché à 800 °C.
  4. Puis vient la cuisson à 1 450 °C, dans un four  rotatif légèrement incliné dans lequel le cru se transforme en clinker.
  5. En sortant du four, le clinker est rapidement refroidi par soufflage d’air passant de 1 250 °C à 100 °C, pour obtenir ses propriétés hydrauliques.
  6. Après le refroidissement, le clinker est stocké, puis broyé avec d’autres constituants comme le gypse ou des cendres.
  7. Ce nouveau mélange encore affiné devient le ciment.
  8. Stocké en silos, il est contrôlé en laboratoire, puis conditionné en vrac ou en sacs avant d’être expédié.

4. Le ciment et le béton, c’est la même chose.

Non, les deux sont différents. Le béton est un mélange de ciment, de sable et de graviers. Lors de sa préparation, en ajoutant de l’eau, le ciment va jouer le rôle de colle en agrégeant les autres constituants du béton.

Le ciment ne s’utilise pas seul et est systématiquement mélangé à d’autres composants pour faire du béton.

5. L’industrie cimentière diminue ses émissions de CO2.

Oui, l’industrie du ciment diminue régulièrement ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Depuis les années 90, les cimentiers ont fait baisser les émissions de GES de 40 %.  Engagés sur une ambitieuse trajectoire de décarbonation, les industriels cimentiers déploient actuellement les leviers qui leur permettront, entre 2015 et 2030, d’abaisser de 50 % les émissions  de CO2 de chaque tonne de ciment produit.

6. Le secteur du ciment contribue à la décarbonation du secteur de la construction.

Oui. De nombreuses recherches, menées depuis plusieurs années, impliquant ingénieurs, professionnels de l’industrie cimentière, instances représentatives et normatives ont permis d’aboutir au développement et à la mise sur le marché de nouveaux ciments « bas-carbone ».  Le secteur du ciment et du béton se mobilise au quotidien et travaille avec l’ensemble de la chaîne de valeur de la construction sur la réduction de l’empreinte carbone des ouvrages.

7. Les matières premières du ciment sont géosourcées.

Oui. Les matières premières nécessaires à la fabrication du ciment, le calcaire et l’argile, sont extraites de carrières. En adoptant les principes de l’économie circulaire, les cimentiers valorisent les déchets et des résidus industriels, comme les cendres volantes, le laitier de haut fourneau ou des terres dégradées pour économiser les ressources naturelles.

8. Les cimenteries sont toutes au même endroit.

Non. Les cimenteries se répartissent sur tout le territoire (hormis en Bretagne et en Creuse).

9. L’industrie cimentière réhabilite ses carrières.

Oui. Au cours et au terme de leur exploitation, les sites d’extraction font l’objet d’un réaménagement. Les études scientifiques menées depuis une trentaine d’années ont révélé la richesse du patrimoine écologique des carrières. Des espèces menacées trouvent refuge dans les carrières qui leur offrent des milieux naturels, protégés et interdits au public, devenus rares.

10. Il n’existe qu’un seul ciment.

Non, les industriels proposent une large gamme de ciment (gris, blancs, photocatalytiques, chaux, liants à maçonner, liants routiers et produits spéciaux…) qui permet d’apporter des réponses aux besoins des métiers de la construction.  De plus, pour répondre aux enjeux environnementaux, les travaux de recherche ont permis de développer de nouveaux ciments  bas carbone. L’industrie cimentière accorde une place importante à l’innovation pour s’améliorer et relever les défis de demain.

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